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La boutique de l'école des loisirs |
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José Aruego
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José Aruego est né et a passé toute sa jeunesse à Manille, aux Philippines. Après des études de design, il voyage à travers les Etats-Unis et le monde entier. L'Extrême-Orient et le Moyen-Orient eurent une influence notable sur son oeuvre, mais il affirme énergiquement que sa ville préférée est New York, où il est installé depuis 1956. José Aruego aime raconter en images les légendes traditionnelles de son pays.
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LP : existe aussi en Lutin pocheEP : épuisé
En savoir plus: | | BONJOUR PHILIPPINES ! «Bonjour Philippine !» L'expression bien connue des enfants mangeurs d'amandes jumelles, ou de tout autre fruit dédoublé, ou encore de ceux qui, sans le faire exprès, ont prononcé la même phrase en même temps, fait gagner, le lendemain matin, un petit cadeau à celui qui pense à la dire le premier. Il serait dommage que cette coutume disparaisse. Connaît-on bien, d'ailleurs, son origine ? Il semble qu'elle soit née dans les années 1870, qu'elle ait été réservée, à l'origine, aux amoureux, et que le "Philippine" en question soit une altération de l'allemand Vielliebchen : bien-aimé. Rien à voir, par conséquent, avec l'archipel de l'Insulinde composé de plus de sept mille îles et dont la capitale est Manille. C'est pourtant la formule qui vient aux lèvres quand on ouvre un des albums de José Aruego, parce qu'ils ont le don de mettre de bonne humeur, parce qu'ils sont colorés comme des corbeilles de fruits, parce qu'on a envie de les partager, et aussi, bien sûr, parce que José est un Philippin pure souche. "Citoyen du monde", émissaire d'un groupement d'amitié, il a voyagé tout autour de la terre. Régulièrement publié dans le New Yorker, lauréat de nombreux prix américains, habitant New York depuis une quarantaine d'années, il n'a pourtant rien renié de ses origines. Si certains de ses albums ont pour cadre des appartements cocasses et cossus, équipés de toute la technologie dernier cri, et mettent en scène des chats et des souris néanmoins peu ordinaires (« Où vas-tu Petite Souris ? », « Viens jouer avec mo,i Petite Souris ! »), d'autres sont des transpositions de vieilles légendes des Philippines, leurs héros sont des mangoustes et des serpents (« Marie-Louise et Christophe » , « La fugue de Marie-Louise »), des tigres (« Léo »), voire tous les animaux du monde (« Partie de cache-cache »). La nature y est omniprésente et luxuriante, les lianes s'enchevêtrent, les fleurs éclatent comme des feux d'artifices, et jusque dans les intérieurs très domestiques de la famille Souris, les plantes vertes envahissent les étagères et trônent sur les ordinateurs. Etonnant : alors qu'il illustre volontiers les textes de différents auteurs, José Aruego semble attirer à lui un thème bien particulier : un enfant, (souris, tigre ou mangouste) se sent incompris, puni ou déconsidéré, se révolte, va jusqu'à fuguer, mais l'humour et la patience de parents très aimants finissent par le ramener au bercail. La solitude et la fuite ont du bon, nous dit José Aruego : elles permettent de voir le vaste monde, puis de comprendre à quel point les racines sont précieuses. Une autobiographie, en somme, désopilante et bariolée. Sophie Chérer. Extrait de l’Album des Albums, l'école des loisirs, 1997
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